On pourrait au premier abord supposer que les visages aux cheveux frisés ébouriffés qui font face à ces démons pourraient être des anges, mais un examen attentif, qui montre leur expression grimaçante et leur denture agressive incline à les classer plutôt dans les goules et gorgones que dans les chérubins et séraphins…
Rappelons-nous que le XVIIIème siècle, s’il fut le siècle des Lumières connut aussi une flambée de cultes sataniques et messes noires…
LAME : C’est une lame à 3 faces en creux, typique des montures « à la mousquetaire » de la 1ère moitié du XVIIIème.
De chaque côté on retrouve des gravures qui figurent des représentations végétales et le nœud mystique sans fin, qui est un signe de longévité. La pointe de la lame est légèrement plus oxydée que le reste, en raison probablement d’un reste d’humidité lorsque la lame était longtemps au fourreau.
Longueur de la lame = 72.5 cm largeur près de la garde 2.1 cm, épaisseur 0.8 cm.
GARDE : c’est une garde à 2 coquilles réniformes, finement ciselées tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
A l’extérieur : sur chaque demi-garde : 2 oiseaux regardant derrière leur dos entourent les représentations d’une tête de démon coiffé d’un « chapeau » dans lequel est figuré un triangle. Au niveau du bord externe des plateaux, visage d’un homme grimaçant.
A l’intérieur : Les mêmes visages d’hommes grimaçants sur le rebord du plateau, et des motifs végétaux.
Deux « pas d’âne » ou anneaux de doigts qui sont fonctionnels (signe d’une fabrication de la première moitié du 18ème puisqu’à partir de 1750, ces pas d’âne vont diminuer de plus en plus).
Les quillons se terminent en tête de monstres. Noter que le quillon qui est incurvé n’est pas tordu suite à un accident, mais recourbé volontairement, c’était une mode à l’époque pour éviter qu’il ne s’accroche dans les vêtements du porteur.
POMMEAU : il est à facettes, finement ciselé de décors de plantes en relief, et on retrouve encore les inquiétants démons et les visages d’homme grimaçants.
FUSEE : en bois recouverte du filigrane de cuivre torsadé d’origine, en parfait état. Les viroles en cuivre tressé sont présentes et d’origine.
Cette épée est garantie 100 % authentique et non restaurée.
Ref F2399