Porcelaine de Paris, tasse et sous-tasse, époque Restauration
Porcelaine dure peinte et rehaussée de dorure
H. 11,5 cm.
Paris, vers 1820
Cette tasse et sa soucoupe sont décorées d’un riche décor coloré en rose, de frise de palmettes. La porcelaine est finement rehaussée de dorure.
La porcelaine dure à Paris au début du XIXème siècle
Contrairement aux faïenceries, les manufactures porcelainières sont très florissantes sous l’Empire, notamment à Paris. La période 1800-1820 peut être considérée comme l’âge d’or des porcelaines à Paris. Dix neufs manufactures existaient déjà à Paris en 1800 mais seules sept d’entre-elles ont été fondées sous l’Ancien régime: Dihl et Guérard, Houzel, Lemaire et Josse, Pouyat et Russinger, Schoelcher, Despréz et Nast.
Au contraire de la période des vingt dernières années du XVIIIème siècle, marquée par le passage de la rocaille à la simplicité antique, les trente premières années du XIXème siècle connaissent l’inverse, évoluant de la sobriété antique vers le rococo. Notre sucrier, par sa forme simple et élégante et le décor de frises témoigne de la virtuosité des artisans à Paris au début du XIXe siècle. La richesse des rehauts de dorure montre également qu'il s'agit d'une vraie pièce de qualité.
Rapport de condition :
Très bon état, pas de fêle, petites usures à la dorure et au décor peint.
Littérature :
Régine de Plinval de Guillebon, faïence et porcelaine de Paris XVIIIème XIXème siècles, édition Faton, 1995