Décor animalier naturaliste avec hérons pêchants du poisson et attrapants des libellules dans une ambiance lacustre de plantes d’eau et roseaux, perdrix , canards, renards, habillent le fut et les bras des chandeliers. Le piétement tripode s’appuie sur des sabots de chevreuils. La structure du chandelier est composée quatre bras à volutes finalisés par des bobèches et d’un bougeoir central. On remarque la présence de quelques petits anneaux permettant l’accrochage de fleurs ou petites décorations .
Jules Moignez (1835-1894) est un sculpteur animalier français . Il participe à l’Exposition Universelle de 1855 où il est remarqué et obtient au Salon de 1859 une mention honorable, la première d’une longue série de distinctions . Au vu de son succès, son père investit dans une fonderie à Paris et garantit par ce fait un extrême soin et une finition irréprochable de ses bronzes. Moignez sera également présent avec des œuvres à l’Exposition Universelle de 1878.
La deuxième moitié du XIX eme voit la chasse se développer comme un véritable art de vivre . Parallèlement la vulgarisation des sciences naturelles amène les artistes à généraliser des représentation naturalistes ou l’animal devient le centre du décor , tout en s’émancipent des représentations mythologiques à la mode au cours des siècles passés. Hérons, perdreaux , faisants, cervidés, renards, sangliers , chiens de chasse forment un large répertoire, complété par les éléphants, lions et tigres pour des scènes plus exotiques, répertoire au sein duquel les sculpteurs puisent leur inspiration pour des compositions qui compléteront les décorations des intérieurs d’une bourgeoisie de plus en importante enrichie par le développement de l’ère industrielle .