Sculpture en terre cuite figurant une belle élégante endimanchée issue de la bourgeoisie provinciale.
Œuvre originale rare sur le marché, superbement exécutée par l’artiste aveyronnais en 1882, 2 ans avant qu’il n’obtienne en 1884 le grand prix de Rome.
Bon état, pas de manque, pas de recollage ou restauration, usure à la patine.
Provenance aveyronnaise.
Denys Puech (1854–1942)
Issu d'une famille d'agriculteurs, il débute comme apprenti chez l’artisan marbrier François Mahoux à Rodez. En 1872, après deux ans de formation, il poursuit son apprentissage à Paris chez François Jouffroy puis chez Alexandre Falguière et Henri Chapu, tout en suivant des cours du soir aux Beaux-Arts. En 1881, il obtient son premier succès avec le 2e grand prix de Rome pour Tyrtée chantant les Messéniennes. En 1883, il enregistre un nouveau succès avec le 2e grand prix de Rome pour Diagoras mourant de joie en apprenant le triomphe de ses deux enfants vainqueurs aux Jeux Olympiques. En 1884, il est enfin lauréat du Grand Prix de Rome pour Mezence blessé. Dès lors, il réalise de nombreuses commandes officielles au long de la Troisième République. Il sculpte, entre autre, les bustes de Jules Ferry (1895), Sainte-Beuve (1898), Émile Loubet (1901) et Mussolini (1925). En tout, 573 œuvres sont recensées. Il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1905. Il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 17 janvier 1908. Il occupe le poste de Directeur de la Villa Médicis de 1921 à 1933. Il épouse le 13 mai 1908 la princesse Anina Gagarine Stourdza (1er juin 1865 - 14 avril 1918), artiste-peintre. Il est le frère de Louis Puech, Député de la Seine de 1898 à 1932, Ministre des Travaux publics du 3 novembre 1910 au 27 février 1911. Il fonde à Rodez en 1903 un musée des Beaux-Arts. Le bâtiment, inauguré en 1910, est conçu en concertation avec l'architecte Boyer pour mettre en valeur ses sculptures.
Sources wikipédia