En Chine on considérait la grue comme le patriarche de tous les animaux ailés et comme la monture des Immortels. Les légendes racontent qu'elles pouvaient vivre 600 ans et qu'elles étaient autrefois des hommes qui avaient été changés en oiseaux, expliquant ainsi pourquoi elles s'intéressaient aux affaires des êtres humains.
La Grue symbolise en Chine la longévité. Ainsi on félicite encore les personnes très âgées par la formule he-shou ! qui signifie « longévité de la grue ». On trouvait des dessins de grue dans les cercueils des défunts car elles étaient chargées d'emmener leur âme sur leur dos vers le ciel d'occident. La grue est aussi symbole de sagesse et d'élévation de l'esprit dans la culture chinoise.
En Chine, la tortue possède une symbolique particulièrement forte et importante, car elle est l'allégorie du monde. Du point de vue géométriquele plastron de la tortue forme un carré inscrit dans le cercle formé par la dossière de la carapace, figurant ainsi la conception schématisée du monde chinois : le carré au centre du monde représente la Chine, les parties entre la dossière et le plastron représentent le reste du monde, et le monde céleste s'étend au-delà du cercle. La tortue est donc connue en Chine comme détenant les secrets du ciel et de la terre. Dans le culte des ancêtres, les Chinois pratiquaient la nécromancie par le biais des tortues : c'est le principe de la scapulomancie. Ainsi, ils inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question qu'ils désiraient poser aux ancêtres, après quoi ils exposaient ce morceau dans les flammes. Le craquèlement du morceau de carapace sous l'effet de la chaleur devait signifier la réponse des ancêtres. Le morceau était alors confié à un collège divinatoire qui interprétait les craquelures. Un exemple de cette pratique, datant de la période Shang, est notamment visible au musée Guimet à Paris.