Dans cette œuvre, Courtois capture avec une précision remarquable le chaos et la férocité du champ de bataille entre les chrétiens et les Turcs. À travers son souci du détail et sa touche dynamique, riche en matière, il illustre avec intensité le choc des cavaliers, la musculature des chevaux, ainsi que l'agonie des blessés.
Les tableaux de Courtois enrichissent aujourd’hui des musées prestigieux comme le Louvre, la Galerie des Offices, le Palais Pitti, le Prado ou l’Ermitage. Gian Lorenzo Bernini louait son génie en affirmant : « Nul n’a égalé Courtois dans l’expression graphique de l’horreur de la bataille. » (Salvagnini, F.A., I pittori borgognoni, Cortese, Rome, 1937, p. 185).