Signé Narishige
Japon, période Edo (1603-1868)
Fer, laque, crin et étoffe
H. : 35 ; L. : 28 cm
Dans sa boîte de transport d’origine
Les Sômen sont semblables à des masques portraits, recouvrant l’entièreté du visage du samouraï afin d’en assurer à la fois la protection mais aussi l’intimidation de l’ennemi. En effet, les traits d’expression sont volontairement accentués pour apporter une intensité à l’expression du visage.
Ce masque Sômen Ressei est en fer tripartite, aux oreilles rapportées et dont la bouche ajourée est surmontée d’une moustache en crin. La partie mentonale est dotée d’un ase nagashi no ana qui permettait de ventiler et d’évacuer les liquides tels que la sueur, et l’intérieur du masque est entièrement laqué rouge, afin d’éviter toute irritation de la peau du guerrier. Il est également doté d’un gorgerin à deux lames laquées et d’une étoffe de soie protégeant la tête. Si le gorgerin est daté de la fin de la période d'Edo, le masque lui, a été réalisé au milieu de l’ère Edo – soit la fin du XVIIème ou le début du XVIIIème siècle.
La boîte de transport en bois est peinte au rouge du mon « Maruni-mitsubaaoi » figurant un cercle centré de trois feuilles d'asaret à tige distincte : le symbole du clan Tokugawa.
Les mempō étant des parties intégrantes des armures de samouraïs japonais, ce sômen était vraisemblablement le masque d’arme d’un samouraï de la famille Tokugawa.
Certificat Kosyu Tokubetsu Kicho Siryo, Société japonaise pour la recherche et la préservation des casques et armures japonais.
Sur socle.
Bibliographie :
Des protections faciales de type Sômen sont conservées dans les plus grandes institutions telles que le Metropolitan Museum of Art ou les collections Barbier-Mueller.
Texte et photos © FCP CORIDON
Ref.LP5393