- Grande tenue : pantalon, capote rouge, baudrier et bicorne.
- Pantalon : 105 cm de long
- Capote rouge : 100 cm de long, en drap rouge écarlate avec des boutons, passants et parements galonnés argent mi-fin.
- Bicorne en carton feutre noir, galonné argent, mesurant 40 cm.
- Baudrier : 97 cm de long.
- Épaulettes : 20 cm et 18 cm.
- Petite tenue : capote bleue, utilisée lors des jours ordinaires.
- Capote bleu roi : 95 cm de long, en drap de laine, avec des boutons, passants et parements galonnés en argent mi-fin.
- Canne à pommeau : 130 cm de long.
Cet ensemble est fabriqué par Argot frères à Crest dans la Drôme (voir la dernière photo).
État : moyen, avec quelques manques, déchirures et trous de mites. L'uniforme a été retrouvé dans un grenier de l'Aveyron.
À la fin du XVIIIe siècle, on envoie les Suisses invalides démobilisés dans les paroisses du Royaume pour assurer le gardiennage, la police et le service d’honneur, à la charge des paroissiens. Ces vieux soldats, disciplinés et tempérés, sont bien accueillis par la population et deviennent des figures familières parmi les employés paroissiaux. Le surplus de ce contingent est affecté à la protection d’édifices publics et privés, leur donnant ainsi naissance aux concierges modernes.
Le Suisse agit en tant que « policier du culte » ou « shérif de la nef ». Il empêche les intrus d’entrer dans les églises pour ne pas profaner les saints mystères, maintient l’ordre, le silence et l’humilité. Il sonne les cloches, ferme les portes de l’église et de la sacristie, et joue le rôle de maître de cérémonie. Vêtu d’une redingote bleue richement ornée et d’épaulettes dorées lors des dimanches ordinaires, il porte un uniforme rouge pour les grandes célébrations. Coiffé d’un bicorne, canne à pommeau et hallebarde en main, il veille au bon déroulement des offices, accompagne les servants d’autel lors des quêtes et précède le clergé dans les processions, invitant les fidèles à se lever durant les cérémonies par des coups de canne.
Cette tradition du garde suisse, persistante dans les paroisses importantes, s’éteint presque naturellement, la relève ne souhaitant ni n’assurant son maintien. Il ne reste plus que trois Suisses en France. Quelques bénévoles exercent encore, par exemple à Josselin, dans le Morbihan, où leur présence est remarquée lors du pardon de Notre-Dame-du-Roncier le 8 septembre chaque année, ou à Burnaupt le Haut dans le Haut-Rhin durant la fête-Dieu.