Bois, laque noir, or.
Époque Meiji.
h. 130 cm ; l. 76 cm (pour chaque feuille).
Ce paravent à deux feuilles, ou byôbu (屏風) est décoré, d’une part, de scènes et de paysages inspirés des couvercles en laque hiramaki-e (平蒔絵) des suzuribako (硯箱) ou tabikushibako (旅櫛箱), les écritoires ou boîtes pour le maquillage de l’ère Edo, notamment celles de Kanyōsai.
L’intérieur du paravent, d’autre part, présente deux grandes figures en takamaki-e (高蒔絵), laque à plus haut relief que la hiramaki-e. Le costume et la gestuelle de ces personnages, notamment l’éventail de commandement replié que porte entre ses mains la figure masculine, indiquent un rang élevé dans la noblesse japonaise. Les signes héraldiques (mon 紋) confirmant ce rang, et leur combinaison paraît signifier une alliance entre les clans Kuyo, Maeda, Ashikaga, Maeda, Shimazu et Tokugawa. L’ensemble de ces signes héraldiques semble ainsi faire référence au mariage en 1603 du Maeda Toshitsune et de Tamahime, fille d’Hidetaka Tokugawa.