Prix : 22 000 €
(l’œuvre a été estimée par Artcurial entre 20 000 et 30 000 €).
« Sainte Cécile et les enfants de cœurs ».
Ensemble en bon état.
Huile sur toile sur châssis : 51 x 60. Rentoilée. Restaurations effectuées par une professionnelle.
Œuvre à situer à la fin du XIXe siècle. Vers 1890-1900.
Cadre proposé par nos soins en bois et stuc des années 1930.
Nimbée d'une ambiance gothique et préraphaélite, cette œuvre importante de l'artiste Edgard Maxence nous laisse admirer Saint Cécile patronne de la musique et des musiciens avec ses enfants de cœur. Au 19e siècle une entreprise de réforme de la musique sacrée catholique, appelé mouvement cécilien pourrait être l'objet de l'allégorie de Edgar Maxence.
La composition n'est pas sans nous rappeler Parmigianino et son œuvre « La vierge au long cou » de 1535 exposée à la Galerie des offices de Florence. Edgard Maxence encré dans le mouvement préraphaélite s'inspire ici du maître italien. En effet les deux œuvres présentent des similitudes. L’œuvre de Parmigianino se distingue par une organisation dynamique autour de la figure centrale de la vierge, avec un jeu d'allongement et de courbes harmonieuses. De la même manière, la peinture d'Edgard Maxence adopte une composition centrée sur Sainte Cécile, entourée de visages d'enfants, créant un effet de profondeur et une interaction subtile entre les personnages. Dans les deux cas, les figures périphériques semblent converger vers le personnage principal renforçant une hiérarchie visuelle. Chez Parmigianino, les anges regroupés à gauche, orientent le regard vers la vierge. Dans l’œuvre de Edgar Maxence, l'attention des choristes se tourne vers Sainte Cécile, notamment grâce à l'orientation des regards et au mouvement fluide de leurs corps.
Des détails ornementaux et une mise en scène raffinée rapprochent également ces deux œuvres. Chez Parmigianino, la colonne en arrière plan et le drapé des vêtements enrichissent la scène d'une grandeur presque architecturale. Chez Maxence la richesse des textures des vêtements et les éléments gothiques du décor (comme les vitraux) accentuent l'atmosphère mystique et solennelle.