Au dos cette inscription:
N. Laudin près des jesuistes à Limoges.
Le travail de l’émail est d’une qualité remarquable dans la tradition des maîtres émailleurs limousins du XVIIe siècle. Cette pièce est l'œuvre de l’un des membres de la célèbre famille Laudin, dynastie d’émailleurs actifs à Limoges. Ce type de plaque, à vocation dévotionnelle, était souvent utilisé comme objet de piété privé ou inséré dans un coffret ou un retable portatif. Il peut s'agir également de la plaque d'un bénitier
La famille Laudin est l’une des plus célèbres dynasties d’émailleurs de Limoges aux XVIIe et XVIIIe siècles. Plusieurs générations y exercent cet art avec un raffinement exceptionnel, perpétuant les grandes traditions de l’émail peint sur cuivre.Nicolas Laudin (1625–1695) est sans doute le membre le plus renommé de cette lignée. Reçu maître en 1663, il fut actif à Limoges tout au long du Grand Siècle. Il se distingue par un style personnel, souvent inspiré de gravures religieuses, et une palette vive et nuancée. Ses œuvres, généralement signées « N. Laudin », présentent une grande finesse dans les visages, les drapés et les compositions célestes, comme on peut le voir dans cette Assomption.
Les plaques de Laudin étaient souvent destinées à un usage privé, pour la dévotion ou les cabinets de curiosités, et sont aujourd’hui conservées dans de nombreuses collections publiques et privées en France et à l’étranger.