L’œuvre réaliséeà l’huile sur carton est proposée dans un cadre doré à canaux qui mesure 66 cmpar 73,5 cm et 46 cm par 55 cm pour la peinture seule.
Elle représentedes élégantes assises ou accoudées au comptoir d’un établissement chic, sur ladroite un bouquet de fleurs et un homme en complet noir.
Une ambianceque l’on retrouve dans certaines œuvres des maîtres parisiens de l’époque commeDegas ou Van Dongen que l’artiste a côtoyés.
En très bonétat l’œuvre est signée en bas à droite.
Le cadre (d’époque)pourra être restauré ou changé.
Fils d’uncordonnier de Bruges qui désirait voir son fils lui succéder, le jeune Charlesse tourna néanmoins vers la peinture. Autodidacte, ilapprit son métier d’après nature, de plus au fil des années il acquit unesolide connaissance des anciens maîtres par la fréquentation des musées.
L’hiver dans laneige ou l’été au soleil, Verbrugghe emmenait son chevalet portatif dans lacampagne flamande, très souvent à Damme, patrie de Till Eulenspiegel.
Après un séjourde trois mois à Paris en 1905, il s’installait définitivement à Montmartrel’année suivante au 57, rue Philippe de Girard, dans un appartement au 1erétage de ce qui était alors une ferme.
Encoreaujourd’hui la disposition des lieux permet d’en imaginer l’agencementprimitif, bien que des étages se soient ajoutés au bâtiment d’origine.
Il était arrivéau pied de la Butte, à la grande époque, avec van Dongen, venu de Rotterdam.
Il connutMonet, Renoir, Degas et aussi Utrillo, il rencontra Picasso.
CependantVerbrugghe resta toujours fidèle au post-impressionnisme.
Paysagiste, ilpeignit peu les rues de Montmartre. Chaque année,il allait passer l’été à Bruges, ce qui explique le grand nombre de toilesayant pour sujet cette somptueuse ville flamande médiévale, les béguinages, lescanaux, le Dyver...
L’Italie luifournit de nombreux sujets, à Naples, Venise, Rome, San Remo.
Il aimait aussiséjourner sur la Côte d’Azur.
A partir desannées 20, il participa également à tous les salons et exposa dans différentesgaleries : Marguy (1921), La Palette française (1922), et surtout à la galeriedu Luxembourg (1921, 1922, 1924, 1927 et 1929-30) ;
Présent à plusieurs Salonsde Toile, sur la place du Tertre (1952, 1954, 1968).
En Belgique, ila montré ses œuvres à Bruges, à Maldegem et à Knokke-le-Zoute.
Verbruggheétait en contrat avec la galerie Roussard depuis 1946. En 1968, uneimportante rétrospective se tint à Bruges (galerie Garnier) et à Montmartre(Galerie Roussard), le catalogue était préfacé par son ami d’enfance MauriceGenevoix, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, qu’il avait rencontrédans les années 20 à la Charité-sur-Loire.
C’estd’ailleurs grâce à Charles Verbrugghe que Maurice Genevoix avait pu fairepublier son premier livre.
Les EditionsRoussard font le recensement de ses œuvres en vue d’une publication.
Henri, l’un deses deux fils, était peintre lui aussi, proche de son père en peinture, ilsignait Henri Steen.