Elève de William Bouguereau et de Luc-Olivier Merson à l’Ecole des beaux-arts. Il eut donc des maîtres très « académiques » dont il reçut une base solide.
Mais c’est dans le témoignage de son époque de l’entre deux guerres qu’il excellera par l’illustration de la vie quotidienne, capable de changer, toujours avec une belle aisance, de style comme de technique.
Il est l’auteur de très nombreuses illustrations pour les journaux satiriques (« Le Rire », « La Baïonnette », « L’Assiette au Beurre ») où il développe un sens aigu de la caricature en particulier de la bourgeoisie mais, il illustra également, à partir de 1919, des ouvrages d’écrivains tels que Francis Carco, Colette, Anatole France, Jean Giraudoux ou Pierre Mac Orlan.
Il a également réalisé des décors de théâtre et des dessins publicitaires.
Le 27 avril 2002, 60 ans après sa disparition, l’ensemble de son atelier a été dispersé dans une vente aux enchères en Normandie, à Bernay.
Un travail de réhabilitation de son œuvre protéiforme (eaux-fortes, dessins, aquarelles, peintures) est actuellement en cours. (https://magalerieaparis.wordpress.com/category/chas-laborde/)
Ce dessin satirique de Chas Laborde porte la mention « A l’ami Canard » suivie de sa signature « Chas Laborde ».